WE ARE ALL ONE AND ALL ALONE
Comme un pied de nez à la mondialisation galopante, ces photographies nous plongent au cœur des grandes métropoles modernes à la rencontre de ceux qui y vivent. Incarnation grouillante d'une humanité sans cesse en mutation, la ville constitue pour celui qui la regarde un être à part entière. Tout en elle semble s'offrir mais l'essentiel reste caché.
De Chicago à Shanghai en passant par Hong Kong ou New-York il faut, au travers des rues, chercher comprendre, apprivoiser et capturer sans circonscrire, ni enfermer. La ville est une veine qui bat. Avec mon appareil, je sonde sa diversité pour révéler notre unité vertigineuse. Aller plus loin que les visages et les regards, au-delà des bâtiments que l'on n'habite pas. Dans ce dédale urbain, les corps s’entrecroisent avec brièveté et s’additionnent pour ne devenir qu’un. Car nous sommes tous « un » et ironiquement tous seuls.
Mais plus qu'une réponse définitive, les yeux scrutent une image en quête d'harmonie. Cet autre vivant à l’autre bout du monde serait-il parvenu à saisir la poussière de vérité qui nous échappe ? Comme ces immeubles qui poussent dans d’autres immeubles, nous sommes en fin de compte tous sur la même voie, chacun espérant survivre entre douleur et plaisir.
Like a nose thumb to the galloping globalization, these photographs allow us to dive into the heart of the great modern metropolises, to meet the people who live there. A swarming embodiment of an ever-changing humanity, the city is a being in its own right for those who look at it. Everything in it seems to be available, but the essential remains hidden.
From Chicago to Shanghai, via Hong Kong or New York, one must, through the streets, seek, understand, tame and capture without circumscribing or confining. The city is a beating vein. With my camera, I probe its diversity to reveal our dizzying unity. To go further than faces and glances, beyond the buildings we don't live in. In this urban maze, bodies intertwine with brevity and add up to become one. For we are all one and ironically all alone.
But more than a definitive answer, the eyes scan an image in search of harmony. Has this other, living on the other side of the world, managed to grasp the dust of truth that eludes us? Like these buildings that grow into other buildings, we're all on the same track ultimately, each of us hoping to survive between the pain and the pleasure.